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Publié : 28 janvier 2013
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Vengeance, par Alexandra

C’était un mercredi matin comme les autres au collège Henri Dunant, il faisait froid ce jour-là. Mme Ploquin était venue nous chercher dans la cour, en retard, et nous étions vite montés en salle de musique. Beaucoup d’élèves étaient absents (nous n’étions que quatorze élèves). Baïdi, comme à son habitude, était resté devant le bureau de notre enseignante pour lui parler. Après quelques minutes, il retourna s’asseoir à sa place.

Nous commençâmes alors à travailler. Puis, quand Mme Ploquin s’assit sur sa chaise, un craquement de bois retentit et celle-ci s’écroula ! Elle tomba en tapant d’abord l’épaule puis la tête au sol, pas loin du piano. Nous l’entendîmes hurler de douleur sous le choc ! Une partie de la classe explosa de rire dont Sydney, Léo, Ludivine, Baïdi, Bradley et Pauline ; tandis que l’autre moitié se tut. Zakaria se leva alors pour s’approcher et aperçut le corps immobile de l’enseignante dont le sang coulait de la tête. Il tomba brusquement dans les pommes.
Mme Rajkovic entra alors, aperçut Mme Ploquin et ordonna à Nora de prévenir les surveillants pour qu’ils amènent la professeur à l’hôpital. Elle était effarée devant un tel spectacle. Quand les surveillants arrivèrent, ils nous demandèrent d’aller en cours lorsque la sonnerie retentirait.

Nous allâmes en Histoire, choqués pour la plupart mais pour une seule personne, un sentiment de satisfaction semblait naître... Rien de spécial ne se passa pendant cette heure. Ensuite, au moment où la sonnerie retentit, notre professeur d’histoire nous retint pour terminer de compléter un tableau. Les personnes qui écrivaient le plus vite étaient sorties avant tout le monde, dont Léo, Bradley et Morgane.

Après la récréation, nous rentrâmes en salle B7 avec Mme Aït-Aïssa. Celle-ci ferma la porte et alla s’asseoir sur sa chaise. Elle hurla et tomba au sol de douleur. Nous nous demandâmes ce qui se passait. Elle nous supplia de l’aider à se relever. Bradley et Benjamin accoururent tout de suite, et Bradley s’aperçut que la chaise étaient brûlante : comme c’était une chaise en fer on pouvait la chauffer sans risquer de la brûler. Kader, le surveillant qui avait dû entendre le cri dans le couloir, intervint aussitôt.

Pendant que Mme Aït-Aïssa partait pour les urgences, la vie scolaire appela la police qui demanda expressément de tous nous garder dans la salle. Lorsque les policiers entrèrent dans la salle nous fûmes alors interrogés, isolés, un à un sur les faits. La principale question qui nous était posée était de savoir si nous aimions les professeurs qui étaient allées à l’hôpital : toutes les réponses étaient négatives...

Après l’interrogatoire stressant avec les policiers, nous fûmes de nouveau réunis dans la salle B7, Ludivine se mit soudain à s’écrier en gesticulant : « C’est pas moi ! C’est pas moi ! », mais dans sa tête résonnait : « Il faut que je le dise ...le faut-il vraiment ? Il pourrait se venger s’il apprenait que je l’ai dénoncé.... »
Les policiers la sortirent de la classe sans nous dire ce qu’ils lui feraient.

Puis nous fûmes aussi fouillés de la tête aux pieds en passant par nos sacs et nos trousses. Un policier chercha dans les sacs et un autre dans les trousses qui, au bout de quelques minutes, réclama le propriétaire d’une trousse noir en cuir : c’était celle de Jennifer, ils y trouvèrent un briquet et un tournevis. Elle aussi fut sortie de la classe.

Mais les policiers étaient aussi allés voir M. Baïla, qui leur annonça que des caméras étaient disposées dans les couloirs du collège. Ils les visionnèrent aussitôt.

Ils virent alors qu’un élève s’était introduit avant la sonnerie dans la classe de Mme Ploquin et que le même était entré avant tout le monde dans celle de Mme Aït-Aïssa. L’élève était Léo. Le mystère était alors élucidé. Restait à trouver le mobile : mais pourquoi avait-il fait cela ?
Léo leur expliqua qu’il avait fait tout cela parce que ces deux professeurs l’avaient ouvertement insulté, lui avaient baissé volontairement ses notes et ne cessaient de convoquer ses parents pour raconter -d’après lui- des mensonges.

Il était en fait entré, avant la sonnerie, dans la classe de Mme Ploquin à qui il avait dérobé ses clés en les lui volant dans un moment d’inattention de sa part ; pour dévisser sa chaise et pour disposer des punaises au sol à l’endroit où la chaise était sensée tomber. Pour Mme Aït-Aïssa, il était rentré avant tout le monde sans qu’elle le voie pendant qu’elle discutait avec M. Devaux. Il avait fermé la porte et à l’aide d’un briquet il avait fait chauffer la chaise de Mme Aït-Aïssa. Quant aux briquet et tournevis retrouvés dans la trousse de Jennifer, il les avait mis dedans lorsque les trousses avaient été fouillées. Il savait aussi que Ludivine l’avait vu car leurs regards s’étaient croisés lorsqu’il sortait de la salle...

Alexandra, 4e 2

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