Vous êtes ici : Accueil > Le coin des élèves > Les productions d’élèves > Quand un Conseil de discipline tourne au drame.... par Scotty
Publié : 24 février 2013
Format PDF Enregistrer au format PDF

Quand un Conseil de discipline tourne au drame.... par Scotty

Nous étions le 30 novembre 2012, Mme Aït-Aïssa dans sa voiture se demandait quel élève ils allaient renvoyer. Mme Sacleux, aux côtés de M. Monnier, était perplexe, mais les deux collègues de sciences souriaient et plaisantaient dans la voiture flambant neuve de M. Monnier.

Arrivés au collège, Mme Aït-Aïssa , Mme Sacleux et M. Monnier décidèrent d’attendre M. Devaux et Mme Martel qui arriveraient par le bus de 17h28. Quand le transburbain numéro trois arriva, ils descendirent ensemble, l’air inquiet. Ce Conseil de discipline semblait vraiment précipité. Les convocations avaient été envoyées seulement quelques jours auparavant.... Étrange...

Les cinq membres du Conseil entrèrent dans le collège qui était vide, ils passèrent devant dans la loge fermée, l’atmosphère était calme, très calme. Seuls, M. Baïla et M. Dumouchel étaient là, dans leurs bureaux.

- Pourquoi êtes-vous là aussi tard ? demanda le principal, apparemment surpris.
- Eh bien, pour le Conseil de discipline, répondit Mme Martel.
- Mais...il n’y a pas de conseil de …..

Le principal n’eut le temps de finir sa phrase que la porte d’entrée de l’administration claqua, les sept adultes entendirent le verrou se fermer à double tour.

Mme Aït-Aïssa apeurée, courut vers la porte.

- Non ! Non ! Pas ça !

Pendant qu’elle criait, M. Devaux tomba dans les pommes, dans les bras de M. Monnier qui semblait troublé. M. Devaux avait plein de sueur sur son front, il gigotait dans tous les sens comme s’il était possédé.

Ensuite Mme Aït-Aïssa s’exclama :
- Mon Dieu, c’est le diable qui vient nous tuer, je l’avais prédit ! Sauvez-vous tous !

Tout le monde la regarda comme si elle était folle, M. Monnier, très calme, ajouta :
- Écoutez, j’entends un bruit étrange ....

À cet instant, les volets roulants se fermèrent automatiquement, les lumières s’allumèrent et les ordinateurs s’éteignirent. Tout cela était très bizarre. On pouvait apercevoir la sueur qui coulait sur leurs fronts. Mme Sacleux s’inquiéta :
- Pourquoi les volets se ferment-ils ?
- Je ne sais pas, bredouilla, Mme Martel toute pâle.
- Regardez les carreaux, quelqu’un a écrit « MARRE ! MARRE ! MARRE !! », fit remarquer M. Dumouchel, qui gardait étrangement son calme.
- Mais qui peut nous faire ça ? ajouta, Mme Martel, peut-être que c’est le cycliste que j’ai failli renverser en venant au collège ?

À cet instant, une voix autoritaire retentit dans les haut-parleurs :
« Marre, marre, que personne ne sache parler ! ! ! »

Tous les professeurs étaient apeurés et se regardèrent tour à tour, l’atmosphère était devenue extrêmement tendue. M. Devaux se releva et demanda :
- Mais que se passe t-il ?

M. Monnier commençait à peine à lui résumer la situation que M. Devaux retomba dans les pommes. Pendant que ses collègues essayaient de réanimer M. Devaux, M. Baïla regarda dans le sac de M. Monnier qui était tombé près du bureau.... il vit une bombe à encre rouge.

- Mon Dieu ! C’est vous qui avez écrit ça !
M. Monnier sourit avant de répondre : « Mais non c’est parce que je viens de fêter l’anniversaire de mon fils et... »
Mails il n’eut pas le temps de finir sa phrase : une porte s’ouvrit et les membres du Conseil de discipline virent arriver Fabien, un élève de 4e.

- Bonjour, je suis bloqué dans le collège, est-ce que je peux sortir s’il vous plaît ?
- Mais comment as-tu fait pour rentrer ?
- J’ai volé les clés de l’infirmerie.... bon je crois que je dois partir...

L’élève ferma aussitôt la porte et s’enfuit à une vitesse incroyable, Mme Aït-Aïssa aplatie contre le mur à cause de la porte hurla :
- Mais nous pouvions nous enfuir, il fallait le retenir !!!!!
- OH NON !

Les professeurs et leurs supérieurs étaient une fois de plus coincés dans les locaux. Après que le calme soit revenu dans les esprits, une autre porte s’ouvrit. Les six adultes allèrent voir dans la pièce, les murs étaient recouverts d’inscriptions :

« Je veux que vous appreniez une seule matière, la mienne ! »

Les six adultes pensaient que c’était écrit avec du sang mais non, il s’agissait de pastelles car le ravisseur avait oublié sa valise « Petit Poney ».
Tous les regards se tournèrent vers M. Monnier.
- Et les pastels, c’est pas vous ça ??? demanda Mme Aït-Aïssa.
- Mais non ! Mon fils n’aime pas les pastels, répondit fermement M. Monnier.

Alors que tout désignait Monsieur Monnier comme le coupable, les six adultes entendirent une voix qui venait de dehors. Ils retinrent leur souffle, ensuite la porte de la loge s’ouvrit et les six adultes virent arriver M. Dupuis, le regard fermé et déterminé.

- Je vais vous tuer !
- Je ne crois pas, non ! objecta Mme Sacleux en éclatant de rire.

M. Dupuis, vexé par ces moqueries, prit tous les téléphones des profs et repartit en fermant la porte à double tour. Il brisa les téléphones et les jeta par la fenêtre et éteignit toutes les lumières avant de repartir de là où il était venu.

Dehors, pendant ce temps, un jeune homme ravissant aux yeux bleus éclatant de lumière marchait devant le collège. Il aperçut des téléphones brisés par terre, il les ramassa et sans réfléchir, les mit dans une poubelle. Mais avant de jeter le dernier téléphone, il l’entendit sonner et regarda l’écran sur lequel s’affichait : « Puce appel entrant » il répondit :
- Allo ?
- Oui, chéri, c’est moi tout va bien ? Tu es parti il y a déjà deux heures... ça va ? Réponds ...... Réponds-moi !!!
- Heu, non, je ne suis pas « chéri », je suis Tom !
- Oh mon Dieu, vous avez volé le téléphone de mon mari ! J’appelle tout de suite la police !
- Non, attendez !
- .... bip bip bip bip bip bip bip

Elle avait raccroché. Tom effrayé, voulait attendre la police pour tout expliquer.

Pendant ce temps, à l’intérieur du collège, les professeurs criaient « Au secours ! ».

- Je ne vous laisserai pas sortir tant que vous ne serez pas décidés à accepter ma demande, ajouta M. Dupuis
- Mais que voulez-vous ? cria M. Monnier
- Je veux que vous appreniez tous l’Anglais pour l’enseigner à vos élèves ! Seule ma matière doit être enseignée !!!
Il était déterminé, on aurait dit qu’il était dans un état second. Son regard vous glaçait le sang !

Sur le parking, la police arriva et commença à questionner Tom qui raconta ce qui s’était passé avec les téléphones cassés. Tout, tout à coup, les policiers entendirent des cris... ça venait du collège Henri Dunant. Aussitôt, ils sortirent leurs armes et coururent vers le bâtiment, sautèrent la barrière et enfoncèrent la porte du hall d’entrée.

La porte de l’administration fut ouverte et ils virent tous les membres du Conseil de discipline, qu’ils libérèrent.
- Merci beaucoup ! Balbutia Mme Ait-Aissa en pleurant.
Mme Sacleux ajouta :
- M. Dupuis est resté à l’intérieur, allez le chercher ! C’est lui le coupable.

M. Dupuis était retranché dans le bureau de M. Baïla. Il était armé. Le GIGN arriva en renforts, et après quelques minutes de négociation, le professeur se rendit :

- Je suis désolé pour tout ça mais j’en ai assez que personne ne m’écoute...

La police interrompit la conversation et embarqua M. Dupuis.
Ensuite, un policier alla voir M. Baïla :
- Voici la personne qui vous a sauvés, en montrant du doigt Tom.
- Merci jeune homme, merci très sincèrement.
- Ce n’est rien, répliqua Tom.

Après quelques minutes de conversation, chacun rentra chez soi. M. Dupuis fut jugé et resta un an en prison....

Scotty, 4e 2

Répondre à cet article

7 Messages