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Publié : 6 novembre 2015
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Lutter contre le harcèlement à l’École : l’affaire de tous !

Le ministère lance à nouveau en France une campagne nationale de sensibilisation destinée à mobiliser les élèves, les parents, le personnel de l’éducation contre toutes les formes de harcèlement entre élèves.

 Le harcèlement scolaire, qu’est-ce que c’est ?

Le harcèlement scolaire se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique au sein de l’établissement scolaire. Elle est le fait d’un ou de plusieurs élèves à l’encontre d’une victime qui ne peut se défendre. Ses 3 caractéristiques sont :

• la violence : c’est un rapport de force et de domination entre un ou plusieurs élèves et une ou plusieurs victimes ;
• la répétitivité : il s’agit d’agressions qui se répètent régulièrement durant une longue période ;
• l’isolement de la victime : la victime est souvent isolée, plus petite, faible physiquement, et dans l’incapacité de se défendre.

Le harcèlement se fonde sur le rejet de la différence et sur la stigmatisation de certaines caractéristiques comme par exemple l’apparence physique (poids, taille, couleur ou type de cheveux)... Les risques de harcèlement sont plus grands en fin d’école primaire et au collège. Enfin, ce phénomène se développe le plus souvent lorsque le climat scolaire de l’établissement est dégradé ou quand les situations de harcèlement sont mal identifiées par l’équipe éducative.

 Une nouvelle campagne de sensibilisation

Une nouvelle campagne de sensibilisation pour lutter contre le harcèlement a lieu en ce moment. Le harcèlement touche environ 700 000 élèves français, de l’école au lycée. Un élève sur 5 est confronté au cyber-harcèlement.

 Une journée nationale de mobilisation contre le harcèlement : le 5 novembre

C’est pourquoi le 5 novembre, journée nationale de mobilisation contre le harcèlement a eu lieu cette année pour la première fois. Au collège, un mur d’expression a été installé dans le hall. Les élèves d’ULIS et quelque élèves demi-pensionnaires volontaires ont travaillé et fait des recherches sur le harcèlement scolaire, qu’ils ont accroché sur ce mur d’expression.

Panneaux préparés par les élèves d'ULIS"
Panneaux préparés par les élèves d’ULIS

Détail des panneaux préparés par les élèves d'ULIS"
Détail des panneaux préparés par les élèves d’ULIS

Mur d'expression libre complété par les élèves du collège sur le harcèlement"
Mur d’expression libre complété par les élèves du collège sur le harcèlement

Commentaires inscrits par les élèves du collège sur le mur d'expression"
Commentaires inscrits par les élèves du collège sur le mur d’expression

 Un numéro gratuit : le 3020

Le numéro vert 3020 « Non au harcèlement », ouvert du lundi ou vendredi de 9h à 18h (sauf les jours fériés), est animé par un réseau de 250 « référents harcèlement » qui est chargé de la prise en charge de situations de harcèlement dont ils ont eu connaissance. Ils aident et conseillent également les écoles et les établissements pour la résolution des situations de harcèlement.

 Un nouveau site internet et une page Facebook pour agir contre le harcèlement

www.nonauharcelement.education.gouv.fr oriente et donne des conseils selon le profil de l’utilisateur (victime, témoin, parent ou professionnel). Un ensemble de ressources pédagogiques est mis à la disposition des professionnels et des parents (guides, cahiers d’activités pour le primaire et grille de repérages du harcèlement).

La page Facebook, qui compte plus de 72 000 abonnés, est fréquentée majoritairement par des jeunes de 13 à 17 ans, mais ce sont essentiellement des femmes de 25 à 44 ans, le plus souvent des parents d’élèves qui y interagissent. De nombreux partenaires institutionnels concernés par la lutte contre le harcèlement suivent également cette page tout comme certaines fédérations de parents du public et du privé.

 1 500 formateurs pour sensibiliser 300 000 personnes

L’année scolaire 2015/2016 est marquée par le renforcement de la formation du personnel : d’ici à la fin 2016, 1 500 formateurs seront opérationnels pour sensibiliser 300 000 personnes aux situations de harcèlement. Pour aider la mise en place des formations, un parcours M@gistère (travail à distance et en groupe) de 9 heures a été créé pour le 1er degré. Par ailleurs, la réserve citoyenne lancée le 12 mai 2015, donne la possibilité de s’engager contre le harcèlement et d’intervenir en milieu scolaire.

Ces informations viennent du site http://www.gouvernement.fr/6-choses-que-vous-devez-savoir-sur-le-harcelement-a-l-ecole-nah

Post-scriptum

Si vous êtes victime de harcèlement, il faut en informer au collège votre professeur principal, le CPE M. Lichtlé, l’APS Mme Bouilly, la principale-adjointe ou la principale.

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3 Messages

  • Lutter contre le harcèlement à l’École : l’affaire de tous !

    Novembre 2015, par M. De Loeuw

    Entre collégiens, le harcèlement prend des formes discrètes mais très insistantes et destructrices.
    Les « petits coups donnés par surprise pour rire » ou les bousculades répétées entretiennent un sentiment d’insécurité permanente chez les élèves qui en sont victimes et que ça ne fait pas, mais alors pas du tout rire. Ces coups répétés, sans raison et sans qu’aucun élève ne les remette vraiment en question, provoquent un sentiment de stress permanent, voire d’angoisse, et des réactions d’agressivité pour se défendre ou pour imiter qui engendrent davantage de violence encore.
    Dans le même ordre d’idée, les mots brutaux ou cruels qu’on jette sur les gens sans y penser, qu’on considère comme des traits d’humour et qui paraissent sans gravité puisqu’ils ne laissent pas de trace visible, font pourtant coup après coup des bleus à l’âme, des plaies dans le coeur et l’esprit. Toutes ces insultes « amicales » qu’on se jette de camarade à camarade et qui insistent toujours sur des aspects négatifs (« gros », « débile »...) ou racistes (« kirikou » ou « négro », « couscous » ou « sale arabe », « oignon » ou « kebab »...) entretiennent chez ceux qui en sont victimes un sentiment d’infériorité par rapport aux autres, une appartenance définitive à un sous-groupe fermé dont on ne pourra plus s’évader pour grandir, changer, devenir une personne.
    Jeunes, vous êtes tous vos avenirs possibles : ne vous laissez pas enfermer dans une boîte, sous une étiquette réductrice ; ne condamnez pas non plus les autres sous la violence de vos mots cruels et faciles.
    Pensez en humains et agissez en hommes ; résistez à la bête en nous qui nous fait répéter les erreurs du passé, guerres, esclavage, racisme, génocides et autres barbaries : soyez des citoyens dont vous n’aurez pas à rougir sous le regard de vos enfants.

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    • Lutter contre le harcèlement à l’École : l’affaire de tous !

      Janvier 2016, par Bénédicte Scellier

      Cher monsieur,
      Je suis arrivée par hasard sur votre site.
      Ce sujet sur le harcèlement m’a interpellé car mon fils en a été victime dans son établissement durant tout le premier trimestre de sa sixième...
      Vous avez trouvé les mots justes : toutes ces insultes, ces bousculades justes pour rire, tous ces gestes dits invisibles, ne font en fait rire personne et encore moins l’enfant qui en est victime. Cet enfant là est au contraire en grande souffrance morale et en perte de confiance en lui ce qui peut être désastreux pour son avenir.
      J’espère qu’un jour les adultes encadrants qui devraient veiller à la protection de tous et assurer la bienveillance dans leur établissement prendront conscience que tout ceci ne doit pas se résumer à ce qu’ils appellent « le lot quotidien du collège », comme ils disent...

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      • Lutter contre le harcèlement à l’École : l’affaire de tous !

        Janvier 2016, par M. De Loeuw

        Madame,

        Je suis à la fois navré que votre enfant ait souffert de ce genre de maltraitance et ravi de votre intervention qui, je l’espère, permettra d’appuyer ce sujet de sensibilisation.

        Néanmoins, pour travailler depuis une dizaine d’années dans l’encadrement des adolescents (je suis professeur dans le collège Henri Dunant dont dépend ce site Internet), je peux vous assurer que nous sommes aussi attentifs que possible pour repérer, désamorcer ou sanctionner ce genre de dérives. Pourtant, il faudrait mettre un éducateur sur les épaules de chaque enfant pour éradiquer ce genres de sévices, sans garantie d’une efficacité irréprochable. C’est le même principe à tous les niveaux de notre société : la peur du gendarme, quand elle fonctionne, n’enraye pas nécessairement les pulsions, elle nous pousse à les dissimuler.

        Pour un enfant, c’est très difficile de comprendre que ce qui nous fait plaisir à nous peut ne pas plaire à autrui. C’est même parfois incompréhensible. Saupoudrez ça de la cruauté naturelle des enfants et arrosez de la mauvaise foi des adolescents et vous comprendrez que cette lutte passe aussi par un travail inlassable de sensibilisation auprès des jeunes.

        Notre monde se construit par l’action de chacun. Le harcèlement est rendu possible par l’indifférence de chacun, en particulier celle des autres enfants, spectateurs complaisants de cette violence qui amuse leur propre cruauté tout en les confortant dans leur position de non-victime.

        A nous de renouveler sans cesse notre action dans l’espoir qu’elle se révèlera efficace.

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