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Publié : 28 janvier 2013
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Disparitions inquiétantes, par Thomas.

En ce matin de lundi 7 janvier 2013, jour de la rentrée des vacances de Noël, Mme Aït-Aïssa, professeur de français allait chercher ses élèves qui l’attendaient dans la cour. Pensive, elle descendait les escaliers de la passerelle lentement, semblant réfléchir à quelque chose. « Cette légende est-elle vraie ? Cette salle est-elle si effrayante ? »

Elle arriva au rang des 4e 1, puis repartit vers sa salle de cours, l’air absorbé. Soudain, un cri à glacer le sang et venant des toilettes se fit entendre : « AH !!! »

- Ah, quelqu’un se fait égorger ! commenta Lisa, en souriant.
- On s’en fiche ! répliqua Mme Aït-Aïssa, qui laissait apparaître un petite sourire.

Lisa et son camarade Thomas commencèrent à rire bruyamment. Le cours de Français se passa normalement et calmement, les élèves avaient été studieux et attentifs, ce qui d’ailleurs était très rare.

Pendant la récréation les élèves parlaient de tout et de rien. Ils parlaient beaucoup à Kader pour lui dire que les professeurs ne les aimaient pas beaucoup. Kader essayait, en vain, de trouver une solution pour aider les élèves qu’il aimait beaucoup. Il avait tenté de parler aux enseignants mais les élèves ne remarquèrent jamais de changement. La sonnerie qui annonçait la fin de la récréation retentit. Une fois toutes les classes parties, il ne restait plus que les 4e 2 qui attendaient Mme Aït-Aïssa, patiemment. Après une attente interminable, ils durent aller en permanence. A la fin de la journée, personne n’avait vu Mme Aït-Aïssa. Où était-elle passée ?

Elle avait manqué tous ses cours de 15h00 à 17h00, tout comme Mme Séga qui avait manqué celui de 16h00 à 17h00. Cette histoire inquiétait tous les professeurs. Ils avaient disparu en salle des professeurs tout comme M. Dupuis qui avait tenté de découvrir la vérité. Il leur avait assuré, un sourire mystérieux aux lèvres, qu’il les retrouverait et les ramènerait vivantes. Mais ses collègues l’avaient trouvé bizarre, il tremblait énormément.

Après deux semaines d’absences et ne voulant pas inquiéter les élèves M. Baïla leurs dit que les professeurs étaient malades. « Mais où sont-ils ? » pensa-t-il nerveux et très intrigué. Il décida avec Mme Martel et M. Marie de mener l’enquête discrètement pour n’inquiéter personne.

- Il faut les retrouver ! s’énerva t-il.
- Et comment faire ? On ne sait même pas ou ils sont et ce qui leur est arrivé ! répliqua Mme Martel.
- C’est quand même étrange, remarqua M .Marie, depuis que l’on connait l’existence de cette salle, les professeurs disparaissent.... Et comme par hasard, cette salle se trouve en salle des professeurs ! cria t-il d’un air sûr de lui, en esquissant un sourire étrange.
- Mais... bégaya le Principal, ce n’est pas possible !
- Oui ! c’est ça ! Ces professeurs voulaient connaître la vérité sur cette salle ! clama Mme Martel.

M. Marie resta perplexe.
- Ils auraient pu revenir quand même ! renchérit-il. Ils savaient que c’était dangereux.
- En effet, la légende dit que cette salle est gardée par une personne qui tue tout ceux qui y pénètrent sans aucun remords. Nous savons tous que personne n’est jamais revenu de cette salle, déclara le principal avec une respiration irrégulière qui laissait dire qu’il avait peur. JE vous avais formellement interdit d’y pénétrer et j’ai fait condamner l’entrée !

Non loin de la, deux élèves écoutaient discrètement la conversation.
- Une salle secrète ? Mais pourquoi ? questionna Lisa.
- Aucune idée, mais on pourrait croire que M. Baila a vraiment peur, conclut Thomas.

Ils donnèrent un papier à la secrétaire et repartirent. Plus tard dans la journée, les deux élèves discutaient de ce qu’ils avaient entendu plus tôt.

- On devrait y aller, proposa Thomas à sa camarade.
- Non mais ça va pas ! Trois professeurs et d’autres ne sont jamais revenus.
- Oh ! n’oublie pas que ce sont des professeurs. Nous ne sommes que des élèves ! Ajouta-t-il, visiblement sûr de lui.
- Oui, c’est vrai, acquiesça la jeune fille en tentant de garder son calme.
- On y va ? Tu es prête ? proposa Thomas.
- Et si on y trouve un tueur ? questionna t-elle.
- Et bien on repart, je pense qu’ils sont assez grands pour se défendre.

Lors de la récréation, les élèves parlaient des professeurs disparus. Les rumeurs allaient bon train.
- Malades ? Mais bien sûr !
- Ces professeurs ne sont presque jamais absents !
- Comme par hasard, les trois en même temps !
- Il dit ça pour se protéger ! Comme par hasard les professeurs absents, il ne les aimaient pas.
- Comme M. Dumouchel. Il n’aime aucun professeur !
- Et Mme Ploquin qui s’est disputées avec Mme Aït-Aïssa et Mme Séga !
- C’est bizarre tout ça.
Aux quatre coins de la cour, on ne parlait que de ça. Tout le monde soupçonnait untel ou unetelle.... les idées étaient très embrouillées.

« Il faut les retrouver, je ne veux pas être prise pour une criminelle... Cette salle nous pose beaucoup de problème....Qui a dit que je n’aimais pas le professeurs ? Certes, je les déteste mais pas au point de les enlever ou de les tuer.... Je fais ça pour le bien des élèves et avec un peu de chance, personne ne me soupçonnera.... »

- Monsieur Baïla ! entendit-on dans les bureaux de l’administration.
- J’arrive tout de suite M. Marie, répondit le Principal.

Les deux hommes se dirigèrent vers la salle des professeurs où les attendait Mme Martel, le visage décomposé par l’inquiétude. Ils poussèrent un tableau hideux et entrèrent dans un passage immense et très sombre. Derrière eux, se cachaient deux élèves. Le Principal, M. Marie et Mme Martel suivis de Lisa et Thomas avancèrent doucement dans ce chemin effrayant.
- Ah !
- Je crois que quelqu’un se fait égorger ; glissa Lisa en souriant et doucement pour ne pas être repérée.

On entendit un gros bruit sourd qui venait d’en haut.

- Ah non c’est juste quelqu’un qui est tombé, ajouta Thomas, en se retenant de rire, tout comme Lisa, qui avait placé sa main devant la bouche.

Mme Martel était dans le noir. Elle cherchait un endroit de lumière en restant à sa place.

- Vous pouvez descendre ! hurla-t-elle pour être entendue.

Le principal et le professeur d’EPS la rejoignirent suivis des deux élèves qui malheureusement s’écrasèrent sur M. Marie. Ils avaient peur, on pouvait lire la crainte dans leurs yeux.
- On peut savoir ce que vous faites là ! gronda le principal.
- Euh..bah...en fait...
- De toute façon vous ne pouvez pas repartir alors restez avec nous et ne vous éloigniez pas, surtout !

Ils fouillèrent cette immense salle plongée dans l’obscurité. Plus ils avançaient, plus les deux élèves commençaient à avoir peur, ils tremblaient, on pouvait presque entendre les battements de leurs cœurs. Ils tombèrent enfin sur les professeurs disparus, qui heureux de ne plus être seuls, versèrent quelques larmes de joie.
- Vous voilà enfin ! s’exclama le principal.

Tous les professeurs se dirent bonjour avec un sourire content et soulagé.
- Pourquoi n’êtes vous pas revenus ? demanda M. Marie.
- C’est impossible de trouver une sortie dans cet endroit sombre et effrayant ! répondit Mme Séga la peur aux yeux.
- Ils sont nuls ces professeurs. Moi je sais tout ! affirma Lisa, d’un ton arrogant.
- Même le chemin de la sortie ? rigola Thomas.
- Euh....Non ! annonça t-elle.
Tous commencèrent à chercher une sortie.
- J’ai trouvé ! cria Lisa.
- Comme par hasard... murmura Thomas.

La porte et la clenche étaient aussi sombres que le mur de la mystérieuse salle. Sur cette porte, se trouvaient des illustrations hideuses, mais qui pouvait tuer quelqu’un trop sensible, tellement elles étaient monstrueuses.

Derrière cette porte se trouvait une vieille grotte qui s’effondrait. Ils coururent tous le plus vite possible. On pouvait lire dans leurs yeux leur contentement lorsque qu’ils aperçurent la lumière. Mais malheureusement cette lumière s’éteignit bien vite.

- Comme si j’allais les laisser sortir !!!! déclara une voix masculine avec un sourire qui pourrait faire fuir la bête la plus dangereuse et la plus féroce de cette terre.

- Vous n’avez pas trop le choix ! gronda Mme Ploquin derrière l’individu qui se tournait pour laisser apparaître son visage. Une foule de professeurs l’entourait avec une pointe de colère et d’appréhension dans les yeux. Tous voulaient savoir qui était le monstre qui voulait tuer les professeurs.

- KADER ! s’exclamèrent t-ils tous extrêmement surpris. Jamais ils n’auraient pensé que Kader était capable d’une chose aussi horrible.

On pouvait entendre les pierres s’effondrer et les cris des personnes enfermées dans la grotte. Les professeurs retenaient Kader pendant que d’autres ouvrirent la porte et aidaient les cinq professeurs et le principal à sortir de cette grotte...avec les deux élèves.

- Pourquoi avoir fait ça ? interrogea Mme Ploquin.
- Les élèves ne vous aiment pas ! Ils se confient à moi tout le temps et me disent que vous les traitez comme des animaux en cage ! Je ne pouvais pas rester les bras croisés car mes discours ne servent à rien. Si ils étaient restés enfermés ils seraient morts et vous Mme Ploquin ou M Dumouchel auraient été accusés. Je n’avais pas prévu cette chute de rochers...

- Alors... la légende... bégaya Lisa
- C’est exact. Elle est entièrement fausse. J’ai appris l’existence de cette salle il y a peu alors je me suis dit que ce serait une excellente, une fabuleuse, une merveilleuse idée pour aider ces élèves. Avouez quand même que mon idée était parfaite.

Plus tard Kader, plus énervé que jamais, fut arrêté et la salle...il n’en restait plus grand chose. Les portes de cette salle furent scellés. Les élèves disaient beaucoup de choses comme :
- Ils auraient dû rester la-bas.

Mais on voyait à leurs têtes qu’ils étaient soulagés. Certains retenait même quelques larmes. La vie au collège reprit son cours normal.

Thomas L., 4e 1

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