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Publié : 4 septembre 2011
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Devinez la fin d’Une fugue dans la ville d’Andy

Une fugue dans la ville

Théo, Marc et Lucie étaient frères et sœur. Théo avait 10 ans, il était très petit et tous ses camarades de classe l’appelaient « le nain ». Il était assez intelligent, mais pas plus que Marc, qui avait 9 ans car lui, c’était une tête... Il était fou des animaux et voulait être vétérinaire. Leur sœur, Lucie était la plus jeune, elle avait 8 ans. Elle adorait la musique et voulait être chanteuse !

Leur mère était morte dans un accident de voiture, trois ans plus tôt. Ils avaient un papa qui s’appelait Jacques et qui était très méchant, il ne les laissait jamais jouer dehors avec leurs amis et il trouvait toujours une excuse pour les punir. Le père avait mis Théo en pension pendant trois mois car sa moyenne générale du 3e trimestre de son année de CM1 était supérieure à 16.

Un soir, Marc avait entendu son père dire au téléphone qu’il allait « les tuer tous les trois ». Marc était tout de suite aller prévenir son frère et sa sœur. Ils avaient attendu que leur père se couche jusqu’à 23h30 et avaient préparé leurs sacs pour partir, ils allaient fuguer.

Une fois sortis de la maison, ils se dirigèrent vers la rue du Général de Gaulle, là où habitait Lucien, leur ami, qui était dans la même classe que Marc. Les trois enfants criaient son nom sous la fenêtre pendant plus de 25 minutes, mais Lucien ne répondait pas, il devait sûrement dormir. Il était quand même 00h10... Marc, Théo et Lucie ne savaient pas où aller... ils avaient fini par s’installer dans une cage d’escalier à 15 minutes de là où ils habitaient et y passèrent la nuit.

Le lendemain matin, Jacques se réveilla et entra dans la chambre des enfants, comme tous les jours. Très vite, il s’aperçut qu’ils n’étaient plus là. Il les chercha partout dans la maison, dans le jardin et même dans la rue où ils résidaient, mais il ne les trouva pas...

Et bien que c’était un père très sévère, il s’inquiéta et appela la police pour signaler la disparition de ses enfants. Il décrivit Lucie, Marc et Théo un par un à l’inspecteur. Ce jour-là, Jacques et quatre inspecteurs de police passèrent la journée à chercher les enfants.

Plusieurs annonces signalant la disparition avaient étés déposées dans des boulangeries, bureau de tabac, poste...

Les trois disparus étaient retournés sous la fenêtre de Lucien et l’appelèrent. Il se mettait à la fenêtre et Marc lui disait :

- Lucien ! Mon frère, ma sœur et moi avons fugué !! « - Mais pourquoi ? » demandait Lucien, surpris et inquiet.

Marc lui affirma qu’ils n’avaient pas le temps, car ils avaient vu des affiches avec leurs photos et devaient donc se cacher. Il demandait aussi s’il pouvait leur donner à manger car ils n’avaient rien avalé depuis la veille. Lucien leur jeta deux paquets de biscuits et une bouteille d’eau par la fenêtre. Heureusement que la bouteille tomba dans un buisson, elle aurait sûrement explosé sur le béton. Quant aux biscuits, ils étaient en miettes...

Les trois enfants remerciaient Lucien et le saluèrent. Il était 20h30, il faisait froid et pleuvait. Ils marchaient et cherchaient un endroit abrité de la pluie où ils pourraient dormir.

Mais, pendant ce temps-là, une femme les reconnut : elle avait vu l’affiche signalant leur disparition étrange devant la poste de la ville et avait enregistré le numéro de portable de Jacques qui était inscrit sur l’avis de recherche. Elle s’empressa de l’appeler.

Jacques décrocha son téléphone :

« Oui, allo ? »

- Bonsoir, est-ce bien vous qui avait perdu vos enfants ? " demandait la femme.

- Oui, c’est moi ! Vous les avez vus ?! " dit-il d’un ton chargé d’espoir

- En effet, je les ai vus, ils se dirigent vers la rue du fleuriste.

- Essayez de les retenir, s’il vous plait ! J’arrive de ce pas ! " s’exclama-t-il.

Jacques était sur les lieux trois minutes plus tard et les enfants étaient toujours présents. Il se dirigea vers eux d’un air très sévère et leurs demanda :

« Mais pourquoi vous avez fait ça ? Vous allez être punis de télévision pendant un mois et ferez mille lignes en disant que vous ne devez quitter la maison ainsi !!! »

Le petit Marc se mit à pleurer et répondit :

- On est partis car je t’ai entendu dire au téléphone que tu allais nous tuer, tous les trois.

A cet instant, le père écarquilla les yeux et ...

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