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Publié : 15 novembre 2010
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Devinez la chute de La veuve, par Elisa

La veuve

Un dimanche matin, une mère de famille annonça à sa fille qui montait dans la voiture :

« Louane, ma chérie, mets-toi à côté de ton frère, attache-toi, on y va !

- Oui maman

Paul, le père demanda :

- Alors Nathalie, où est-ce qu’on file comme ça ?

- On va au musée ! répondit la mère, d’un air enjoué.

- Oh non pas ça, maman, s’il te plait ! crièrent en chœur les enfants.

Nathalie qui avait déjà démarré le moteur, se retourna et hurla :

- Bon ça suffit, maintenant ! Arrêtez et réjouissez vous d’y aller !

La voix du père retentit :

« ATTENTION, UN CAMION !!!!!!! »

Nathalie tenta de l’éviter mais c’était trop tard.

On entendait les ambulanciers emportant les corps dans les brancards.

Après des heures d’acharnement avec le défibrillateur, Nathalie revint à elle.
Elle se pressa de demander à l’ambulancier lui apportant les premiers soins, si son mari et ses enfants étaient en bonne santé ; celui–ci lui donna comme seule réponse, un hochement de la tête qui la fit réaliser le massacre.

La réaction de Nathalie ne se fit pas attendre : elle se mit a hurler, gesticuler, pleurer, puis constata avec stupeur que personne ne portait attention à elle.
Les médecins semblaient trop occupés à constater les décès, et les ambulanciers ramassaient les morceaux de corps éparpillés un peu partout.

Au bout de quelques semaines, la jeune femme retourna vivre dans la maison ou étaient accumulés tant de souvenirs.
Pour elle c’était comme un devoir de s’infliger la douleur de penser à eux, elle pouvait passer des heures à regarder les jouets de ses enfants, ou encore sentir la chemise de son mari pour se remémorer cette odeur qui la rassurait tant.

Puis un jour, ce fut le drame. Elle découvrit la chemise déchirée sur le sol de la salle de bain, les jouets des enfants éparpillés dans la chambre ; dans le séjour, ce n’était pas mieux, les auteurs de ce carnage avaient pris soin de détruire chaque centimètre du cocon de la famille.

Nathalie, furieuse, décida d’aller porter plainte au commissariat de police.
Elle y vit son mari et ses deux enfants ! D’abord elle n’osa pas bouger, ni parler, comme en état de choc ; puis elle leur sauta dans les bras, mais ceux-ci n’eurent aucune réaction. Elle se persuada qu’elle était en train de sombrer dans la folie quand, sur le point de partir, elle entendit le policier dire à son mari :

Elisa, 3e 4

Post-scriptum

A vous de deviner la chute de cette nouvelle, écrite par Elisa.

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