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Publié : 8 février 2011
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Damoiseaux, damoiselles, quelle vie de seigneur !

Les élèves de 5e 2 ont imaginé être des seigneurs au Moyen Âge. Voici quelques récits.

 Récit de Sabrina

Nous habitons, moi et mon époux, dans un château. Je me prénomme Éléonore et mon mari Hector. Cet après-midi, Hector va participer à un tournoi. Je suis inquiète car c’est dangereux, mais heureusement, il gagne. Il portait une très grosse armure. Son destrier était blanc et portait mes couleurs. Mon époux avait une lance rouge très lourde. Dimanche matin, nous irons à la messe dans notre chapelle car nous sommes très croyants. Je me souviens encore du jour où Hector est devenu chevalier, son adoubement. Le seigneur lui a dit : « Avec cette épée que je vous remets, c’est l’ordre de la chevalerie qui ne souffre aucune bassesse. Souvenez-vous, si vous devez combattre que lorsqu’un ennemi vaincu, crie merci, vous devez le prendre en miséricorde et ne pas l’occire. Je vous prie aussi, s’il vous arrive de trouver en détresses, faute de secours, homme ou femme, orphelin ou dame, secourez-les si vous le pouvez. » Pour son adoubement, nous avons organisé un grand banquet, avec beaucoup de plats et d’invités.

Sabrina, 5e 2

 Récit de Falowne

Bonjour, je suis Élisabeth. Mon père, astronome et philosophe, était heureux de savoir que j’étendais mes connaissances sur les lettres. Mais, ma mère n’était pas d’accord sur ce point. Elle voulut que j’apprenne les travaux d’aiguille. À seize ans, je me suis mariée avec Hubert, un chevalier, seigneur d’Ardres. Quand mon époux organise des tournois entre chevaliers, il veut y participer. J’ai peur car ce ne sont que des jeux de guerre, mais cela peut lui couter la vie. Quand il gagne, je suis tellement heureuse que je le prends dans mes bras pour le féliciter. Ensuite, nous allons au banquet avec des chevaliers et leur dame. Mon époux fête sa victoire en levant son verre. Les festivités commencent et des trouvères viennent pour nous réciter leurs rondeaux et leurs ballades. D’autres hommes viennent nous montrer leurs numéros d’ours. Pour ce banquet, j’ai mis ma plus belle robe et une magnifique coiffe à corne. Parfois, je vais dans les bois pour pratiquer la chasse au faucon. Cette chasse consiste à lancer un faucon à la poursuite d’un animal.

Falowne, 5e 2

 Récit de Colline

Je m’appelle Alice, je suis la dame de messire Hector. Lui et moi, nous habitons au château. Dernièrement, mon mari a participé à un tournoi contre un autre chevalier. Moi, j’étais dans les gradins avec les autres dames. J’avoue que j’ai eu peur. Je croyais qu’il allait tomber, mais c’est l’autre qui est tombé. Comme il est beau sur son destrier, coiffé de son heaume, brandissant fièrement, sa lance et son écu. Je me rappelle jadis quand j’ai assisté à son adoubement où je lui ai offert son heaume. Messire Hector vient de partir à la chasse à courre. Pendant ce temps, je suis au château et j’entends la musique des paysans. Sans doute, fêtent-ils l’arrivée du printemps. Quand il rentre, a lieu un banquet. Vêtue de ma plus belle robe, nous mangeons du gibier, du poisson ainsi que du pain blanc, des fruits et des légumes tout en parlant de poésie. Les autres dames veulent de la musique, alors je fais entrer le groupe de musiciens.

Colline, 5e 2

 Récit d’Ilayda

Hier, j’ai participé à un tournoi. Ma femme Victoria m’observait depuis les gradins. Lors de ce tournoi, j’ai vaincu le seigneur adversaire avec mon magnifique équipement : une longue lance, un heaume, un écu et un splendide destrier décoré de soie jaune et rouge. Bien sûr, les tournois nous servent de jeu de guerre pour s’entrainer à la guerre. Je fais la guerre tout le temps car j’ai beaucoup de terres.

Le lendemain matin, ma femme me demande comment je suis devenu chevalier. « Ma chère épouse, lors de mon adoubement, le seigneur Hector m’a remis mon épée en me disant que l’ordre des chevaliers ne souffrait aucune bassesse. Il a aussi ajouté que je devais prendre en miséricorde mes adversaires vaincus et ne pas les occire. Il m’a rappelé que je devais secourir les personnes en détresse. Puis, il m’a embrassé. » Ma femme est restée sans voix pendant quelques minutes, puis elle me dit qu’elle m’aimait… Je ne sais pas pourquoi.

Après cette longue journée, Victoria et moi, sommes allés manger au banquet. Nous étions entourés de mes braves chevaliers et de leur belle dame. Nous avons dégusté de la volaille exquise avec du poisson très épicé et du délicieux pain blanc. Pendant que nous mangions, il y avait devant nous des danseurs, des poètes et des jongleurs extraordinaires. Il y avait aussi des troubadours qui chantaient des chansons d’amour, mais aussi qui racontaient des histoires de chevaliers dont j’étais le héros avec ma tendre épouse.

Le jour suivant est un grand jour car je vais chasser avec mes chevaliers. J’ai dû galoper avec mon destrier pendant des heures car il y avait une biche qui courait très vite. Lorsque je lui ai tranché la gorge, j’ai crié « Victoire ! » Et nous l’avons ramenée au château. Le midi comme tous les midis, j’ai du temps pour faire ce que je veux. D’abord, je suis allé dans les champs pour que les paysans me payent le cens pour les terres qu’ils cultivent. Puis, j’ai vérifié le travail effectué dans ma réserve. Ensuite, j’ai dû rentrer au château pour le faire visiter à un de mes amis. Il a été très impressionné par la prouesse technique nécessaire pour construire mes nouvelles tours rondes. Je lui ai aussi montré mes archères. Mon ami m’a dit : « C’est pratique pour tirer tout en étant protéger. » Je lui ai du coup montré en haut des tours où il y avait des créneaux pour tirer et des merlons pour se protéger. Le soir est arrivé et nous sommes tous allés dormir.

Ilayda, 5e 2

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